Camp Cariacou

Publié le par notraventurenguyane.over-blog.com

Nous profitons du week-end de la pentecôte pour partir en escapade une dernière fois avant les vacances.

 

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Un carbet tout confort nous attend pour 2 jours. Le rendez-vous est fixé à 9h30 pour le départ en pirogue. Comme d'habitude, nous partons avec des amis. Le départ est prévu à 7h30. Tout le monde est ponctuel, mais déjà, les hommes ralent! Ben oui, nous partons avec les voitures des femmes, et bien sûr, les réservoirs sont vides! C'est pourtant bien connu, une femme ne fait JAMAIS le plein!!!

Après un petit arrêt à la station essence, une frayeur avec le chat de Céline et Pascal (oublié enfermé dans une caisse), on se rend compte que nous n'avons pas le plan, ni le numéro de téléphone du camp où nous avons rendez-vous... Oups, ça commence mal, mais ça permet aux hommes de recommencer à raler un peu!

Pas grave, nous partons, on avisera!

Finalement, grâce à notre parfaite organisation féminine, nous arrivons au point de rendez-vous avec plus de 3/4 d'heure d'avance!

Là, nous sommes accueillis avec du café, jus de fruit, et quelques gateaux.

 

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Déjà, quelques bébêtes sympathiques montrent le bout de leur nez

 

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Nana ne résiste pas à l'envie de prendre le Titan, qui en fait n'en est pas un (et non, c'est bien un coléoptère, mais c'est un Erirhidinae)! Merci Pascal!!!!

 

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Puis, la pirogue est chargée et c'est l'heure du départ.

 

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Le ciel est dégagé d'un côté, mis très menaçant de l'autre... La question que nous nous posons: de quel côté allons-nous partir? Bingo, du mauvais côté...

 

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Au bout de quelques minutes seulement, la pluie fait son apparition! Et là, nous réalisons que nous ponchos sont dans les sacs à dos, bien à l'abri sous la bâche... Donc, vous l'avez compris, nous nous sommes mouillés. Il a plu un bon moment, juste assez pour que nous soyons trempés! Puis ça s'est éclairci. Mais une fois mouillé, brrrr, ça caille, et il reste encore au moins 3/4 d'heure de pirogue!

 

Le reste du trajet est quand même assez agréble puisque nous allons voir plusieurs paresseux et des toucans!

 

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Notre guide, Luis, siffle quand nous approchons des paresseux. Il imite en fait le cri de leur prédateur, du coup les paresseux bougent pour surveiller les alentours. Ce qui permet aux enfants de les repérer, et à nous aussi certaines fois, car si Luis à l'oeil très affuté, ce n'est pas notre cas.

 

A notre arrivée sur le camp, nous visitons les lieux. C'est très beau!

 

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Notre carbet                                          Une petite piscine

 

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La cabane des enfants

 

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Les sanitaires   

 

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Les enfants prennent très vite possession des lieux. Tir à l'arc, piscine, balançoire, tout est prévu pour eux.

 

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Après avoir amené nos affaires dans notre carbet, arrive l'heure de l'apéro. Ben oui, c'est important quand même!

A ce moment-là, la pluie refait son apparition...

 

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... ce qui ne dérange absolument pas les enfants! Les grands sont à la pêche, pendant que Cassandra récupère de l'eau pour jouer à la dinette!

 

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Puis nous passons à table. La cuisine est 100% guyanaise, comme la table! Petite précision: ce n'est pas les assiettes qui sont mal alignées, c'est la table qui n'est pas droite!

 

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Au menu: Salade de couac (le couac est fait à base de manioc, ça fait comme un taboulé)

                 Purée de papaye verte et pomme de terre

                 Riz blanc

                 Côtes de porc

                 Bananes flambées

Tous les repas ont été excellents!

 

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Après manger nous avons rendez-vous pour une ballade en forêt de 2 heures, déconseillées aux petits. Nous avons donc laissé les papas s'occuper des petits (sauf Nathanaël qui est venu avec nous), et nous sommes parties, telle des guerrières!

 

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Luis nous avait demandé de mettre un pantalon long, et des tennis. Surprise, lui est arrivé pieds-nus! Mais je n'ai absolument pas regretté mon pantalon ni mes chaussures!

 

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Nous suivons un petit sentier, qui disparaît parfois dans la végétation...

Luis nous montre tout un tas d'arbre, avec pour chacun une explication. J'avais oublié mon bloc-note, donc vous n'aurez pas tout en détail...

 

J'ai quand-même retenu les noms, mais je ne sais plus quelles sont les particularités de ces arbres... Il y a le Bougouni, le Manil, le Maho noir, le grignon franc...

 

 

 

  Le plus impressionnant de tous est le bois pagaie, ou bois citronnelle. Luis y a mis un grand coup avec le dos de sa machette, et là un énorme bruit sourd a résonné dans la forêt. Luis nous a expliqué que c'est cet arbre qu'il faut trouver lorsque l'on est perdu; on y tape dessus, et on nous entend à plusieurs kilomètres. Son nom vient du fait que son écorce ait la couleur de la citronnelle, et qu'il est utilisé pour fabriquer des pagaies, de part sa forme particulière.

 

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Après avoir marché pendant près de 2 heures dans la forêt, après être passé dans la boue, sur des troncs d'arbre pour traverser des ruisseaux, nous sommes tombés nez à nez avec un serpent corail! On aurait dit qu'il était posé là, exprès pour notre passage. Il était magnifique! Ses couleurs vives sont extraordinaires.

 

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A notre retour au camp, nous faisons un peu de tressage avec les palmes ramassées par Luis.

 

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Puis, il est l'heure de la douche, car la nuit va tomber et il n'y a pas de lumière. En plus, la fraicheur (très relative ici, mais fraicheur quand même) tombe. Et là, la douche (à l'eau froide bien sûr) est, comment dire... rapide!

 

Et voilà, c'est encore l'heure de l'apéro! Le repas est du même style que celui de midi:

Du Kassav (c'est fait avec de la farine de manioc, ça ressemble à du pain; on doit le tremper dans de l'eau tiède pour le ramollir, puis on le trempe dans la sauce du poulet). Franchement, j'ai trouvé ça très très moyen...

Poulet

Riz blanc

Dachine

Beignets de bananes

 

Après le repas, Luis nous propose une balade nocturne en pirogue pour observer les aninaux. Tout le monde s'installe sur la pirogue, et nous voilà partis. Nous entendons des grenouilles, la grenouille beuglante (on dirait une vache!) et la grenouille marteau (qui porte elle aussi bien son nom). Puis Luis fait demi-tour, et nous éclaire quelque chose sur la berge. Certains verront le pac (un petit rongeur qui peut atteindre les 10 kilo), mais pas moi...

Un peu plus loin, nous voyons deux grenouilles. Mais rien de plus, nous faisons donc demi-tour. Sur le chemin du retour, Luis nous montre une arraignée, avec des grandes pattes, berk! Les enfants dorment tous sur la pirogue, il est 23 heures, nous rentrons au camp. Nous sommes un peu déçus par cette sortie car nous n'avons rien vu (ou pas grand chose), mais c'était très agréble de se promener en pirogue de nuit.

Le lendemain matin, comme d'habitude, les enfants se réveillent avec le soleil, vers 6 heures. Après le petit déjeuner, nous profitons de la "fraicheur matinale" pour aller faire un tour en canoë.

 

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Puis Luis nous amène en balade dans la forêt. Après quelques minutes de pirogue, nous descendons pour ramasser du coeur de palmier que nous mangerons à midi.

Nous marchons un peu, et nous (enfin Luis!) trouve un palmier Pinot. C'est celui-là qui donne le fameux coeur de palmier que tout le monde connait en conserve. Et bien, nous, on va le manger frais!

 

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Afin de transporter notre récolte, Luis nous montre comment on construit un sac à dos avec ce que la nature nous donne...

 

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Et voilà le travail! En 5 minutes, le sac est prêt.

 

Puis vient le moment de couper le palmier. Il mesure un bonne dizaine de mètres de haut, et bien sûr la partie comestible est au sommet! Mais comment faire tomber un arbre dans une forêt aussi dense? La technique est parfaite, en fait Luis coupe le palmier "en rondelles"! Il coupe le tronc à environ 1m50 de haut, le palmier tombe un peu, puis il recommence, jusqu'à pouvoir atteindre le sommet.

 

Et enfin, après de longues minutes d'effort, voici le coeur de palmier

 

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Malgré la taille assez importante du palmier, il n'y a pas grand chose à récolter... Nous retournons au camp ramener notre cueillette au cuisinier.

 

Un phasme sur le bras d'Eléna

 

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Un peu plus loin, se cache un crapaud feuille

 

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Sur le chemin du retour, nous nous arrêtons pour gouter quelques prunes Monbin; c'est pas mauvais du tout.

 

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Le cuisinier nous sert notre coeur de palmier en apéro, bien assaisonné, et c'est vraiment excellent! Puis le repas est encore une fois très copieux. Il y a toujours plusieurs légumes en accompagnement, et bien sûr, nous voulons tout gouter...

 

Salade de chou blanc et carotte rapée

Riz au lait de coco

Haricots rouges

Banane frite

Boulettes de manchoiran panées

Plateau de fruit

 

Ensuite, pas le temps de faire la sieste, nous voulons en profiter à fond! Luis nous propose un nouvel atelier tressage. Ce coup-ci, les enfants s'y mettent aussi. Et nous arrivons tous, non sans mal, à faire de jolies choses.

 

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Mais c'est déjà l'heure de repartir, il faut tout ranger, et recharger la pirogue.

 

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Sur le trajet retour, Cassandra, épuisée, s'endort sur sa copine...

 

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Nous aurons la chance de voir 3 perroquets qui étaient en plein repas

 

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Et voilà, c'est fini. Ces 2 jours sont passés très vite, trop vite, mais nous laisseront encore de merveilleux souvenirs...

 

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Publié dans Ballades

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B
<br /> Tu vas devenir une vraie guyanaise !<br />
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M
<br /> nous avons manger du coeur de palmier au Costa Rica,et c' est meilleur que nos boites.....ton médecin a du regarder le feuilleton de la 3, car , sur la terrasse du café les chaises sont attachees<br /> pareil..mais le serveur se lasse car les detacher tous les soirs ca donne beaucoup de travail..et il se passe a Marseille!<br />
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